Le blog d'Auriane
Ce blog est édité par "Auriane Bancourt", étudiante en journalisme et supportrice du VAFC. Retrouvez ses articles sur sa page : https://vafcauquotidien.wordpress.com/
mercredi 16 mars 2016

VAFC Lady’s Night : la com des pec’

Parlons peu, parlons bien. La Lady’s Night. En tant que femme je ne peux qu’approuver cette initiative qui permet au VAFC de se rapprocher de son public féminin. Voir un match entre copines en espace privatisé avec la visite des joueurs, c’est un très bon moyen de faire découvrir aux Valenciennoises le football. Et c’est également un très bon moyen pour le club de montrer aux femmes qu’il pense à elles. J’ai toujours regretté de voir qu’au Hainaut, les rares femmes présentes sont en général accompagnées par un homme. Le football n’est visiblement pas le lieu de prédilection des femmes pour une soirée entre copines. Il fait froid les ¾ de la saison, les supporters sont très grossiers et les sièges inconfortables. Autant passer le vendredi soir chez soi devant Koh Lanta avec un plat de sushi ! La Lady’s Night est le parfait remède à cette absence des femmes au Hainaut puisqu’elle leur permet de venir voir un match en tout confort et tranquillité. Belle opération de marketing, donc.

Et puis il y a eu la vidéo. Bien sympa d’admirer la plastique de Nestor ou Perquis, on aurait presque cru voir une publicité pour le nouveau parfum Hugo Boss. Mais pensez-vous qu’il soit vraiment nécessaire que les joueurs se déshabillent pour appâter les supportrices ? Est-il donc impossible qu’une femme se rende au stade pour voir du beau jeu ? Une vidéo des joueurs balle au pied serait amplement suffisante pour promouvoir ce genre d’initiative. Les pectoraux, ce n’est que du bonus !

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lundi 18 janvier 2016

Bienvenue, M.Hadzibegic !

Bienvenue, M.Hadzibegic !

Les rumeurs furent nombreuses, et l’attente fut longue. Insoutenable, certains diront même. Il aura fallu 18 jours au Président Zdziech pour trouver un successeur à David Le Frapper, cordialement invité à retourner au centre de formation le 28 décembre dernier. Depuis, les joueurs valenciennois ont fait leur rentrée avec Nicolas Rabuel pour la défaite en coupe à Sarreguemines et la reprise du championnat avec le nul en terres auxerroises, en attendant l’arrivée d’un sauveur.

De nombreux noms ont été cités, certains connus, d’autres moins. Des supporters regretteront la non nomination des héros locaux Daniel Leclercq ou Steve Savidan, se disant que ces gens-là, au moins, ont les valeurs du club. L’heure ne devrait pas être aux regrets mais plutôt à l’optimisme et aux encouragements pour ce nouveau coach qui aura fort à faire. Il en faut du courage pour venir à Valenciennes essayer de sauver, une fois de plus, l’équipe de la relégation et le club de la disparition.

Bon courage, M.Hadzibegic !

Nous ne sommes qu’à la moitié du long chemin qu’est le championnat de Ligue 2. Tout reste à faire. L’équipe a tout à perdre, mais tout à gagner aussi. Gagner en expérience, gagner du plaisir, gagner des matchs, gagner en notoriété. Il est important d’avoir ces objectifs en ligne de mire, et non de regarder derrière pour voir ce qui attend le club si ces objectifs ne sont pas atteints. Le nouvel entraîneur l’a reconnu en conférence de presse, « Valenciennes a tous les outils pour réussir ». A lui de trouver le savant mélange qui fera de Valenciennes une équipe qui réussit, donc.

Ce soir, face à Metz, c’est Nicolas Rabuel qui dirigera l’équipe pour la dernière fois. Faruk Hadzibegic pourra assister au spectacle – si tant est qu’il y en ait – depuis les tribunes du stade du Hainaut. Montrez lui donc, supporters, toute la beauté de votre club bien aimé. Ce soir il ne s’agit pas d’exhiber le ras-le-bol et l’ennui qui ne cessent de grandir, minant chaque fois plus les travées de l’antre rouge. Ce soir, il sera question d’accueillir le nouveau chef d’orchestre comme il se doit afin d’espérer un jour revoir un véritable orchestre fouler cette pelouse, avec 11 artistes jouant en parfaite harmonie.

Bienvenue, M.Hadzibegic !

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Bienvenue, M.Hadzibegic ! Bienvenue, M.Hadzibegic ! Bienvenue, M.Hadzibegic !

samedi 31 octobre 2015

La note féministe du jour

« L’arbitre est nul », OK. « L’arbitre est nul, c’est normal, c’est une femme », je ne cautionne pas. Et personne ne devrait. Les arbitres français sont pitoyables, tout le monde le sait et je suis d’accord avec ça. Mais un arbitre n’est pas mauvais sous prétexte qu’il est une femme. Nous sommes peu nombreuses au Hainaut, malheureusement, et ce blog ne sert pas à cela, mais je me sens dans l’obligation de parler en notre nom, à nous toutes. Oui, une fille peut s’intéresser au football et même comprendre les règles de ce sport ( ! ). Oui, une fille peut jouer au football et être arbitre.

On parle souvent de l’égalité homme/femme et, même si elle a été acquise à certains endroits, dans les mentalités c’est loin d’être le cas. Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai été dévisagée ou subit des « Eh mais c’est une fille ! » en allant au Hainaut ou au Mont Houy, comme si être de sexe féminin et supporter VA était incompatible. Une chose que je pensais révolue depuis mon premier déplacement avec les GRB où j’avais été chaleureusement accueillie.

Beaucoup de choses ont besoin de changer au Hainaut. Nous avons une speakerINE, avancée déjà phénoménale. Mais les « s…ope », « poufiasse », et autre « les filles c’est fait pour jouer au tennis, pas au foot » doivent être bannis des tribunes. Le pire, si je puis dire, c’est que la majorité de ces phrases sort tout droit de la bouche d’enfants de moins de 10 ans. Si le football a un but éducatif, alors il pourrait au moins enseigner aux jeunes l’égalité homme/femme. C’est en entendant ce genre de propos que je réalise que la nouvelle génération ne sera pas mieux que les précédentes.

Si je veux devenir journaliste sportive, c’est en grande partie pour montrer que les femmes ne sont pas incultes niveau football et qu’elles connaissent parfois bien plus de choses que les hommes de ce point de vue-là. Je suis persuadée qu’avec un peu d’encouragements, davantage de femmes viendraient au Hainaut. Les campagnes de féminisation du football ne doivent pas se limiter au terrain mais aussi atteindre les tribunes.

Ce que les hommes ont du mal à comprendre, c’est que nous subissons le machisme à longueur de journée. Si je viens au stade, c’est pour me détendre, pas pour qu’on me fasse sentir que je n’y ai pas ma place parce que je suis née avec le soi-disant « sexe faible ». Alors chapeau bas à Stéphanie Frappart, non pas pour ses talents d’arbitre mais plutôt pour avoir résisté aux insultes misogynes presqu’incessantes hier soir.

PS : Cher Monsieur David Le Frapper, je ne sais pas ce qui est pire : le fait que vous trouviez « compliqué » qu’une femme arbitre un match de football ou le fait qu’une femme puisse arbitrer « un sport d’hommes ». Dérapage ou pas, déception ou pas, ces mots sont sortis de votre bouche et vous les pensez forcément. Allez donc dire ça à l’équipe de France féminine qui émerveille à chaque compétition internationale. Allez donc dire ça aux Lyonnaises, double championnes d’Europe. Allez donc dire ça aux 77 000 licenciées en France, qui sont de plus en plus nombreuses chaque jour. Allez donc dire ça aux femmes qui achètent une place pour aller voir un match au Hainaut. Allez donc dire ça aux supportrices du VAFC qui viennent encourager leur équipe chaque semaine. Venez donc me dire ça, à moi qui paie un abonnement, des déplacements, des maillots et autres accessoires aux couleurs rouges et blancs, qui passe du temps à venir jusqu’au centre d’entrainement, à écrire et à vivre de passion pour le club.

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samedi 17 octobre 2015

"Winter is coming"

Spectacle décevant sous la pluie valenciennoise. Désolant même. Qu’attend le public devant un match de football ? Voir marquer des buts à l’aide de passes et autres gestes techniques. Mais au VAFC, pas facile d’aligner les passes ; en réussir une semble déjà de l’ordre du miracle. Est-ce le froid qui engourdit les membres ou l’humidité qui freine le jeu valenciennois ? Difficile à dire, mais Le Frapper ferait bien de remédier au problème car il ne va pas aller en s’arrangeant. « Winter is coming ». Des joueurs sans passion, sans agressivité, sans révolte. Même la brume qui tombe sur le Hainaut en deuxième mi-temps semble vouloir cacher la médiocrité de cette rencontre.

Des joueurs en carton et un arbitre en papier mâché qui dégaine les jaunes plus vite que son ombre et parait perdre la vue à chaque faute dont les rouges et blancs sont victimes. Sifflets et soupirs d’agacement couvrent bien vite les quelques chants émanant du kop, les supporters au bord de la révolte tant attendue sur le terrain. A la fin du match, David le Frapper a montré son mécontentement quant aux « bougez-vous le cul » et autres « on s’fait chier » entonnés par le public du Hainaut. Peut-on vraiment lui en vouloir, à ce public de moins en moins nombreux qui persiste à payer une dizaine d’euros et plus pour un spectacle aussi affligeant que celui proposé par l’équipe locale ?

L’hiver arrive et avec lui les doutes et les mauvais jours. Après l’apogée vient la chute. Mais ici, la chute semble être constante et les bons moments des pics bien trop occasionnels. Un peu de combativité, c’est tout ce dont le Hainaut a besoin pour rêver. C’est un cercle vicieux, le football. Bien-être des joueurs et beau jeu vont de pair avec le soutien des fans, si l’un manque à l’appel alors l’autre ne fonctionne plus correctement. C’est aux deux parties de faire des efforts pour garder ce statu quo et permettre le bon déroulement du reste de la saison. Un travail de confiance quotidien difficile mais qui vaut la peine. Après tout, la survie du club est en jeu.

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samedi 17 octobre 2015

Un avant-match au Pénalty

Le Penalty, 18h30. Le fief de nombreux supporters valenciennois a pour habitude de vivre au rythme du championnat de Ligue 2. A 1h30 du coup d’envoi du match face au Havre, le bar se remplit petit à petit. Jeunes et vieux s’y retrouvent, habitués en majorité, pour manger une frite, boire un verre ou simplement discuter de la rencontre à venir. Températures fraiches obligent, le nombre de fervents est moins impressionnant qu’à l’accoutumée. Mais l’ambiance y est tout aussi chaleureuse !

Chacun a une pensée pour les habitués qui n’ont pu quitter leur travail en ce soir de match, l’occasion de tacler le calendrier de Ligue 2. « Le boulot ça reste plus important que le foot » dit l’un d’eux en un haussement d’épaules.

Les attentes sont grandes chez les supporters valenciennois qui courent toujours après la première victoire à domicile de leur équipe. La patience touche à sa fin pour les fans qui n’ont pas encore digéré le revers face au voisin lensois. Nombreux sont ceux qui pronostiquent une défaite des rouges et blancs, la confiance semble perdue et il faudra beaucoup d’efforts de la part des joueurs pour la regagner.

19h, l’affluence grandit et les organismes se réchauffent au gré des rires omniprésents. La convivialité, c’est ce que beaucoup viennent chercher ici. Chacun se connait sans vraiment se connaitre, on se salue, on discute, on raconte sa semaine et ses petits tracas. VA n’est qu’un prétexte pour un peu de réconfort entre ces supporters très différents et si semblables en même temps.

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dimanche 20 septembre 2015

Tous derrière les rouges et blancs

Tous derrière les rouges et blancs

16h42. Le parking du Mont Houy se remplit au fur et à mesure que les supporters affluent en direction du centre d’entrainement du VAFC. Timing parfait, un match de U17 se termine sur un des terrains du complexe, de quoi faire patienter les nombreux fans qui ont répondu présent à ce rassemblement pré-derby. Adultes et enfants, groupes de supporters et simples curieux, une centaine de fans s’est retrouvée à Famars pour encourager son équipe, la veille du tant attendu VA-Lens.

Pas d’applaudissements à l’arrivée de Loris Néry, héros du match à Créteil, et premier sorti des vestiaires. Arrivée sobre et discrète, sous les yeux des plus jeunes qui voient devant eux les « vrais joueurs » après le match de l’équipe du centre de formation. Le soleil, au rendez-vous, a également facilité l’afflux massif des supporters, beaucoup profitant de l’occasion pour une sortie familiale placée sous le signe du football. Retrouvailles entre abonnés et habitués, peu prêtent finalement attention à la séance d’entrainement sui se déroule sous leurs yeux. Les souvenirs de derbys emblématiques vont bon train, tout comme les débriefings du match face à Créteil, pour lequel plusieurs ont fait le déplacement. Plaine de jeu pour petits et grands, donc, les premiers courant dans l’herbe et les seconds refaisant le monde – ou plutôt les matchs.

Les joueurs se prêtent à une séance d’étirements sous les yeux bienveillants de David Le Frappe, moins d’une heure après leur arrivée sur la pelouse. Applaudissements de part et d’autre du grillage, les joueurs semblent remercier les supporters d’être venus en nombre, tandis que les fans encouragent les joueurs à 24h d’un match capital, n’hésitant pas à désigner les voisins lensois par quelques noms d’oiseaux. Une séance d’entrainement qui aura satisfait tout le monde, des simples passants aux plus grands supporters. De bon augure pour le match de demain, que certain ont déjà nommé le « ch’ti derby » !

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Tous derrière les rouges et blancs Tous derrière les rouges et blancs Tous derrière les rouges et blancs

vendredi 18 septembre 2015

Loin des yeux, près du coeur

Pour débuter cette rubrique « le supporter du mois », j’ai contacté Philippine, jeune femme du Languedoc-Roussillon que j’ai rencontrée il y a quelques années grâce à notre passion commune pour le VAFC. Une entrevue qui rend compte d’une passion transmise de père en fille et de l’amour pour un club que les 798 km entre Saint-Couat-d’Aude et le stade du Hainaut n’estompent pas.

VAFCauquotidien – Depuis combien de temps dirais-tu que tu es supportrice du VAFC?

Philippine – Un bon bout de temps ! À peu près depuis mes 7 ans, je dirais.

VAFCauquotidien – Comment l’es-tu devenue?

Philippine – C’est mon père qui m’a fait connaître l’équipe. Il m’a fait connaître sa passion avec tous les matchs qu’il a suivis, les cahiers qu’il a tenus sur VA… Il a même fait une collection d’affiches de matchs. Et il a aussi presque tous les maillots de l’équipe. C’est grâce à lui que je suis supportrice !

VAFC au quotidien VAFC au quotidien

VAFCauquotidien – Quel est ton premier souvenir du VAFC?

Philippine – Mon tout premier souvenir, c’est un match que je suis allée voir avec mon papa. C’était à Mouscron et je m’en souviens comme si c’était hier. C’était le premier match que je voyais en vrai et j’ai encore le billet du match !

VAFC au quotidien

VAFCauquotidien – Tu n’habites plus dans la région, mais tu as donc tout de même vu des matchs de VA…

Philippine – Oui ! Même si j’habite dans le Sud, j’ai pu voir plusieurs matchs de VA, à Toulouse et Montpellier par exemple.

VAFCauquotidien – Sur tous les joueurs passés par le VAFC, lequel est ton préféré ?

Philippine – Eh bien il y a eu beaucoup de joueurs que j’adorais, mais mon chouchou reste Nam Tae-Hee. Je sais bien qu’il n’a pas fait de grandes choses à Valenciennes mais je continue de suivre sa carrière à Lekhwiya et je suis très fière de lui.

VAFCauquotidien – Quels sont ton meilleur et ton pire souvenir avec VA ?

Philippine – Mon meilleur souvenir avec VA, c’est quand j’ai découvert le Stade du Hainaut. C’était tellement beau et j’étais tellement heureuse de voir les joueurs tout près de moi que je me suis mise à pleurer de joie ! Je ne sais pas si j’ai véritablement eu de pire souvenir. Mais la descente en Ligue 2 est vraiment un mauvais souvenir et j’ai eu très peur que l’on redescende en National. J’ai aussi très mal vécu le départ de certains joueurs. Mais bon, ils ne peuvent pas rester éternellement, ils doivent progresser.

VAFCauquotidien – Que penses-tu de la politique actuelle du club?

Philippine – Déjà, je pense qu’il est important de remercier les personnes qui ont sauvé le VAFC des problèmes financiers : Jean-Louis Borloo, Eddy Zdziech et les acteurs locaux. Je n’ai pas encore d’avis sur la politique actuelle, je préfère me faire un avis tout au long de la saison. Ce que je peux dire pour le moment, c’est que je pense que le nouveau Président nous est et nous sera d’une plus grande aide que Monsieur Legrand. Concernant l’entraîneur, je ne suis pour l’instant pas déçue de lui et il était joueur à Valenciennes alors d’une manière ou d’une autre, ça peut nous être bénéfique.

VAFCauquotidien – Quelles sont tes impressions sur le mercato estival de VA?

Philippine – Je regrette que certains joueurs, comme Rydell Poepon, soient partis. Mais si ça peut faire du bien côté financier, alors il faut bien faire des concessions. Ensuite les recrues, ce n’est que des jeunes. Et ça ne peut faire que du bien à l’équipe. Autant côté jeu que côté financier. Après bien sûr, ils sont pour la plupart débutants en professionnel alors il faudra du temps. Mais comme pour la politique, je préfère me faire un avis au fil de la saison !

VAFCauquotidien – Qu’attends-tu de cette saison 2015/2016?

Philippine – Je n’attends pas forcément que l’on remonte en Ligue 1. C’est sûr que ça me ferait énormément plaisir, comme ça ferait plaisir aux autres supporters. Mais pour moi, l’objectif n°1 c’est que l’on soit dans les dix premiers du classement. C’est faisable, j’ai confiance en l’équipe de Valenciennes !

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samedi 29 août 2015

Red Star-VAFC, de l’euphorie et des frissons

1-5, score final. Une victoire éclatante du VAFC face au Red Star, en partie grâce aux quelques 300 supporters qui avaient fait le déplacement à Beauvais, à 2h de route de Valenciennes.

Je dis souvent que c’est dans un stade de football que je me sens le mieux, mais jamais encore je n’avais ressenti des émotions aussi fortes que celles de vendredi soir. Le parcage valenciennois était plein dans un stade Pierre-Brisson peu rempli, boycotté par les groupes de supporters du club parisien. C’est donc sans surprise que Valenciennes, se sentant comme à la maison, gagna haut la main le match en tribune avant de l’emporter sur le terrain. Les chants n’ont pas cessé un seul instant côté nordiste. Tapant des mains ou sautant, de dos ou de face, bras sur les épaules ou dans les airs, les supporters se sont donnés corps et âme pour leur équipe. Les drapeaux rouges et blancs agités dans les airs semblaient donner le tempo de chaque chant.

Les buts s’enchaînaient pour le VAFC tandis que l’euphorie des supporters atteignait son paroxysme. Le stade résonna lors du célèbre « Ce soir nous allons chanter », les Valenciennois se répondant à eux-mêmes, comme s’ils étaient seuls sur le plus haut sommet du monde. C’est l’euphorie qui se mêle à la joie, la délivrance, le soulagement, et la fierté. La puissance de ces sentiments est imperceptible de l’extérieur, et pourtant elle est bel et bien présente.

Vivre un match dans une telle ambiance, c’est être hors du temps. On se sent à la fois fier de faire partie d’un tel spectacle et privilégié de pouvoir y assister. Quelle joie d’être au cœur de cette marée humaine, à chanter comme si nous n’étions qu’un. Entre torses-nus, maillots et écharpes, nous n’étions plus des individus mais une unité, à se battre pour une même cause. 5 buts et autant de mouvements de foule, de sauts, de cris, d’accolades et de sourires.

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samedi 22 août 2015

Le double visage du VAFC

Le double visage du VAFC

Que ce soit sur le terrain ou dans les tribunes, le club Valenciennois a réalisé deux mi-temps en totale opposition vendredi, face au promu Bourg-en-Bresse Péronnas. Retour sur un match aux deux visages, au côté des supporters de la tribune Nord du stade du Hainaut.

Les applaudissements des joueurs Valenciennois pour le kop à la fin de l’échauffement, il n’en faut pas plus pour réveiller les supporters présents dans l’antre rouge. Les drapeaux rouge et blanc sont agités dans la tribune Nungesser à l’entrée des deux équipes sur le terrain, de quoi inaugurer un bon début de match pour les locaux. Mais c’est vite la douche froide avec un but marqué par Bourg-en-Bresse d’entrée de jeu face à une défense valenciennoise bien trop laxiste, qui s’attire les foudres du Hainaut. Les soupirs d’agacement des supporters s’enchainent et se font plus forts, plus nombreux à chaque perte de balle. C’est en particulier la défense, habituellement plutôt rassurante, qui déçoit par sa fébrilité et son manque de ballons envoyés vers l’avant. La délivrance arrive finalement en fin de première partie, avec l’égalisation de Pierre Slidja. Un but peu mérité au vue de ce qu’ont pu proposer les rouge et blanc, mais un but marqué au courage, pour le bonheur des 7 700 supporters présents.

« Il faut en vouloir plus ! »

Le retour des vestiaires se fait discret, côté supporters, mais c’est de courte durée : VA part à l’attaque, soutenu par tout le stade qui reprend les chants entonnés par le kop. Les occasions vont crescendo pour le club nordiste, tout comme la ferveur de ses supporters qui poussent derrière les joueurs. VA est définitivement mieux dans cette seconde mi-temps, sur le terrain et dans les tribunes. Au final, c’est un nul qu’obtiennent les hommes de David le Frapper, un résultat justifié par les deux visages arborés par le VAFC ce soir-là. Une première partie médiocre et inquiétante suivie d’une fin de match encourageante qui montre une fois de plus que, quand VA veut, VA peut. « C’était pas transcendant, il faut en vouloir plus que ça », souffle un supporter de la tribune Nord après le coup de sifflet final. Pour cela, Valenciennes pourra compter sur son 12ème homme qui a montré ce vendredi soir qu’il est définitivement prêt pour cette saison 2015-2016.

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mardi 18 août 2015

Le bus, le pneu et les policiers

Il y a des jours comme ça, où le monde entier semble être contre nous. Hier était un de ces jours. Metz-VAFC, un lundi du mois d’août, l’occasion pour moi d’effectuer mon premier déplacement. Voici le récit d’un « dep’ » atypique, entre problèmes de bus, polices belges et luxembourgeoises, et dépanneur qui se fait attendre ; une journée au cœur des GRB.

C’est au Penalty, à 14h que l’aventure commence. Les supporters prennent place à l’intérieur du bus de ville affrété par Arc-en-ciel, les packs de bière s’entassent sous les sièges, l’étendard rouge et blanc est levé sur la vitre arrière, le bus peut partir. Les langues se délient rapidement et les jambes aussi, chacun change de place à volonté pour discuter avec telle ou telle personne. Je suis vite intégrée au groupe, attirant la curiosité avec mon calepin et mes crayons. Et c’est comme cela qu’autour d’un verre, je discute avec des étudiants, un professeur de maths, ou encore un chauffeur de bus en congé. Des personnes qui n’ont pas grand-chose en commun à première vue, à part cette passion brulante pour le même club de football.

C’est au Luxembourg que les ennuis commencent, avec un arrêt d’urgence sur le bord de l’autoroute : un des pneus arrières du bus a éclaté. Après réflexion et appels à la compagnie, nous reprenons la route en direction de la première aire d’autoroute française où un dépanneur nous attend. C’était sans compter sur la police luxembourgeoise qui, en BMW, nous a escortés à quelques kilomètres de la frontière. Interdiction de repartir tant que le bus n’est pas réparé. S’en suivent 2 longues heures d’attente et d’appels à Arc-en-ciel, à 7 km de la France. Lorsque le dépanneur finit son travail, il est bien trop tard pour aller à Saint-Symphorien. Nous faisons donc demi-tour, déçus de la tournure des événements, mais toujours dans la bonne humeur.

Nouvel arrêt sur le bas-côté, en Belgique cette fois : le réparateur a visiblement mal effectué son travail puisque le bus penche dangereusement. Nouvelle escorte policière aussi, sous les chants des supporters, avant le retour à Valenciennes.

Le souvenir que je garderai de mon premier déplacement sera celui d’une longue journée passée dans un bus sans voir un match, mais aussi et surtout celui qui m’aura permis de faire de super rencontres que je n’aurais jamais faites autrement. Les groupes de supporters ont, malheureusement, souvent mauvaise réputation. Mais le tout est de sauter le pas. Il y a quelques années, je ne me serais jamais imaginée faire un déplacement avec le GRB. Maintenant, je pense déjà au prochain. Un dép’, qu’est-ce que c’est ? Des rires, des chants, quelques packs de bière, des rencontres, de la passion, du partage, et beaucoup de joie.

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Le bus, le pneu et les policiers Le bus, le pneu et les policiers Le bus, le pneu et les policiers

vendredi 07 août 2015

Playlist d'avant match



Le championnat de Ligue 2 a repris depuis une semaine maintenant, mais c’est ce soir qu’il commence véritablement à Valenciennes avec le premier match à domicile des rouges et blancs. Les abonnés vont retrouver leur place dans leur bien aimé Hainaut et les curieux et passionnés d’un jour viendront, je l’espère, en nombre pour soutenir l’équipe de leur ville.

Pour l’occasion, je vous propose une playlist faite par mes soins. Vous pourrez découvrir 10 chansons que je trouve idéales pour se mettre en condition avant un match. Vous pouvez les écouter dans votre voiture ou dans le tram, en allant au stade. Une playlist qui motive et met de bonne humeur, juste avant le premier rendez vous de la saison face à Auxerre!

Pour la lire, connectez vous ou inscrivez vous sur spotify (inscription gratuite, super appli musicale!).

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mercredi 05 août 2015

Edito n°5

Edito n°5

Bien commencer ne signifie pas obligatoirement bien terminer, et inversement. Ceci est vrai dans toutes les situations, le foot en particulier. Parce que s’il y a bien une chose changeante et incertaine, c’est le football. Alors bien sûr il est toujours préférable de bien commencer, plutôt que de mal commencer. C’est donc avec joie et une immense fierté que j’ai suivi la victoire du VAFC à Niort sur les réseaux sociaux.

Je suis de ceux qui militent pour la diffusion en intégralité des matchs de Ligue 2 sur Bein Sports, alors en attendant, je boycotte le multiplex. Je ne me permettrai donc pas de juger le match des Valenciennois, ne l’ayant pas regardé. Tout ce que je peux dire, c’est qu’une victoire lors du premier match de championnat, qui plus est à l’extérieur, c’est le meilleur moyen d’emmagasiner de la confiance. Et pour une équipe comme le VAFC, la confiance est indispensable. Elle pourrait bien faire pencher la balance en faveur des rouges et blancs au cours de la saison.

Ce qu’il faut désormais, c’est continuer sur la même lancée. Avec l’aide de ses nombreuses recrues, VA semble sur la bonne voie. On les attendait les joueurs d’expérience, ils sont là, et c’est un soulagement. Je pense sincèrement que le VAFC a les armes pour réaliser une belle saison, mais rien n’est jamais acquis et un seul faux pas peut changer l’équipe du tout au tout.

Le classement fait plaisir à voir, mais ne nous leurrons pas, il y a très peu de chances pour que le VAFC se retrouve dans cette position en fin de saison. 1 chance sur 20, précisément. Rêver c’est bien, être réaliste c’est mieux.

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Edito n°5 Edito n°5 Edito n°5

mercredi 01 juillet 2015

Lettre à Pujol n°4

« Mais t’es où ? Pas là. T’es pas là, mais t’es où ? », cette chanson de Vianney qui passe en boucle sur les ondes de radio pourrait facilement être le nouvel hymne du club. Pour ce début de saison, en tout cas. J’ai assisté à 2 entrainements la semaine dernière, semaine de la reprise. Et à chaque fois le même constat : avec 13 joueurs seulement sur le terrain, l’objectif pour les supporters est d’identifier les têtes afin de recenser les joueurs partis. Ou plutôt ceux qui ne sont pas revenus.

Si le fait d’apprendre le départ de certains n’attriste pas, pour d’autres c’est une nouvelle davantage difficile à avaler. Le Tallec et Lala, entre autres, sont sur toutes les lèvres. C’est toujours triste de dire adieu aux joueurs, et encore plus dans ces circonstances parce que l’on n’a pas eu le temps de s’y préparer et de faire nos au revoir en bonne et due forme.

Mais d’autres viennent déjà les remplacer et remplir les rangs de l’équipe. Des jeunes notamment, encore et toujours des jeunes. C’est bien. Mais j’avais espéré revoir 1 ou 2 cadres, ceux qui ont vécu la dernière montée en Ligue 1 du club. Les jeunes, c’est bien pour le jus dans les jambes. Pour ce qui est de la tête, ce sont des « vieux » dont le club a besoin, des vieux Valenciennois pur-sang. Ceux qui ont l’expérience de la relégation et de la montée, ceux qui ont côtoyé les supporters et en ont fait partie, ceux qui connaissent le club et ses valeurs. Alors oui, des joueurs comme vous M.Pujol, José Saez ou Rudy Mater auraient fait un bien fou, à l’équipe autant qu’à nous, supporters. Ça ne se fera pas et je le comprends tout à fait, ce sont des choses qui dépassent la majorité d’entre nous, de la politique et de l’argent ni plus ni moins.

Le VAFC fera sa rentrée en Ligue 2 dans tout juste 1 mois, enfin. Mais avec quelle équipe ? Des jeunes qui se verront accorder un contrat pro, des prêts à 0€, des joueurs en fin de contrat qui auront la gentillesse de ne pas exiger un salaire élevé. Plutôt maigre pour la lutte pour le maintien, hein ?

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mercredi 24 juin 2015

Reprise du VAFC : accueil chaleureux mais…

Reprise du VAFC : accueil chaleureux mais…

Un matin comme les autres au Mont Houy, ou presque. C’est la reprise de l’entrainement du VAFC, alors bien sûr ce n’est pas la cohue, mais une bonne vingtaine de supporters se masse au bord du terrain principal pour accueillir joueurs et membres du staff. C’est dans une ambiance chaleureuse que supporters de tous âges attendent l’arrivée des joueurs, heureux de se retrouver entre habitués. Les discussions vont bon train, chacun donnant son avis sur la campagne d’abonnement ou la politique du président du club. C’est finalement avec près de 30 minutes de retard sur l’horaire annoncé que les joueurs sortent des vestiaires pour se rendre sur le terrain d’entrainement, sous les applaudissements des fans présents. Le soleil pointe son nez au même moment, un signe que les beaux jours arrivent pour le VAFC, peut-être.

Des incertitudes plein la tête

Les supporters comptent les joueurs : 12. C’est peu, mais il faut ajouter à ça les internationaux du club partis en sélection. Voilà maintenant venu le jeu du « Il est toujours là Abriel ? », « Je vois pas Kaboré. », chacun essayant de repérer les joueurs manquant à l’appel. C’est l’arrivée du président du club Eddy Zdziech, venu saluer les supporters, qui coupe court aux spéculations de chacun. « On a un projet sportif et économique durable », dit-il lorsqu’un supporter l’interroge sur le passage devant la DNCG. Rappelons que le maintien de VA en Ligue 2 n’est toujours pas acquis économiquement parlant. Viennent ensuite les questions sur le cas des joueurs : « Le Tallec est pas là ? », « Non, il était en fin de contrat. Ceux qui étaient en fin de contrat, on les a laissé partir. Il y a des jeunes, il faut construire avec eux. » répond le président, bientôt unanimement rejoint par les supporters concernant les bienfaits du centre de formation du club. Des réponses aux interrogations des supporters, certes, mais des incertitudes qui persistent, à 5 semaines de la reprise du championnat.

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mercredi 24 juin 2015

Lettre à Pujol n°3

M.Pujol,

Les saisons de football se terminent et débutent de façon continuelle. C’est un cycle éternel, qui recommence peu après s’être fini. J’ai parfois cette étrange impression d’être coincée dans un espace-temps qui ne changera jamais, chaque année étant un renouvellement de la précédente. Pour les fans de football, on pourrait même dire que l’année ne commence pas en janvier mais en août et qu’elle se termine en mai, avec un mois de vacances et un autre mois de préparatifs. A chaque mois de mai, j’ai un coup de blues et je me dis toujours que le temps va sembler extrêmement long avant la reprise des différents clubs de football et des premiers matchs amicaux. Ce fut le cas encore cette année. J’ai l’impression que la saison dernière remonte à des siècles plus tôt, mais j’ai en même temps le souvenir très clair du dernier match de championnat, comme si c’était hier.

L’espace-temps reste le même cette saison encore, seul le contenu changera. Pour le meilleur ou pour le pire. Les membres du VAFC font leur rentrée aujourd’hui, finies les vacances alors que pour nombre de supporters elles n’ont pas encore commencé. C’est étrange ce décalage, comme si l’on ne vivait pas avec le même calcul de temps, comme si nous étions en constant décalage. Après tout, même si les supporters sont considérés comme membres indispensables du club, il est bien connu que jamais nous n’aurons le même statut et la même reconnaissance que les joueurs ou les membres du staff. C’est ingrat, le rôle d’un supporter. Nous sommes des soldats tapis dans l’ombre que l’on conjure de rester cachés le plus souvent mais qui sont priés de se battre lorsqu’un combat se dessine. Seuls, nous n’avons aucun pouvoir. C’est ensemble que nous puisons notre force.

La campagne de réabonnement vient de commencer, et les nouveaux abonnements seront disponibles dans peu de temps. Faisons en sorte d’être nombreux à élever notre voix dans notre bien aimé stade du Hainaut. Après tout, une armée est forte du nombre de ses soldats. Nous sommes bien armés, très bien même. Munis de nos chants et de nos applaudissements, encadrés par les groupes de supporters, nous avons tout ce qu’il faut pour remporter cette guerre. Mais il nous manque le plus important ; les combattants. Je ris parfois à m’imaginer placarder des tracts sur les murs de Valenciennes disant « Que vous soyez vieux ou jeune, homme ou femme, fan de foot ou pas, si vous aimez vous passionner et vous engager pour quelque chose, si vous avez envie de sentir votre cœur battre à l’unisson avec celui de 10 000 hommes, alors le stade du Hainaut n’attend plus que vous. »

J’espère que nous serons nombreux à accueillir joueurs et membres du staff ce matin pour la reprise, le tout premier entrainement de la saison. Un nouveau cycle commence, tachons de bien le débuter en faisant entendre notre voix et montrer notre force. C’est parti pour 11 mois de suspens, d’euphorie et de déception, de joie et de tristesse, de colère aussi, parfois, et de passion, toujours.

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Lettre à Pujol n°3 Lettre à Pujol n°3 Lettre à Pujol n°3

vendredi 22 mai 2015

Objectif maintien

Quoi de mieux pour encourager les joueurs avant la bataille finale pour le maintien que des messages de soutien de la part des supporters? Voici des citations de supporters que j’ai recueillies au centre d’entrainement ces deux dernières semaines. Merci à tous ceux qui m’ont aidée à faire ce « nuage de mots » en me donnant matière à écrire. Allez VA!

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jeudi 21 mai 2015

Bilan de la saison 2014-2015 du VAFC, partie 2

En début de semaine, je vous ai présenté les points négatifs de la saison du VAFC. Voici maintenant les points positifs, histoire de nous donner un peu d’espoir pour le prochain match. Ce sont ces « + » qui vont permettre au club de ce maintenir demain.

Yunis Abdelhamid : J’en ai parlé récemment ; Yunis Abdelhamid est bien la révélation de cette saison à Valenciennes. Impérial en défense, il a souvent tenu l’équipe à bout de bras grâce à une incroyable constance. Un capitaine en or que l’on espère voir rester dans nos rangs l’année prochaine !
Les supporters : Quelques insultes indissociables du football mais une bonne entente générale. La passion pour le club ne semble pas s’être perdue lors de la descente en Ligue 2 et c’est tant mieux. La patience souvent au rendez-vous malgré un classement défavorable rend les matchs au stade bien plus plaisants qu’ils ne l’ont parfois été. David le Frapper: Parfois je me demande pourquoi personne n’a jamais eu l’idée de le promouvoir entraineur de l’équipe A plus tôt. Il possède tout ce que l’on pourrait attendre d’un entraineur du VAFC : la connaissance du club, le sourire, la proximité avec les supporters, une tactique payante, mais surtout une pédagogie dont manquent la plupart des coachs. Si les jeunes ont explosé cette saison, c’est grâce à lui, c’est parce qu’il les côtoyait depuis plusieurs années et qu’il a su comment leur donner confiance. Chapeau M.Le Frapper !
Anthony Le Tallec : Le jour et la nuit entre cette saison et celle de l’année dernière. Je me prend à rire parfois en entendant certains supporters dire « Le Tallec il est trop fort » alors que ce sont ces mêmes personnes qui l’ont critiqué et enterré vivant la saison passée. Antho, c’est un véritable phénix. Il est parvenu à faire taire ses détracteurs à l’aide de buts et de matchs quasi parfaits et c’est effectivement la seule façon pour un footballeur de se faire aimer par le public. Sa combativité et sa persévérance font de lui le meilleur buteur du club de la saison et le nouveau héros du VAFC.
Le centre de formation : Cette année, de nouvelles têtes ont fait leur apparition. Nouvelles têtes dans l’équipe première mais bien connues des fidèles des équipes de formation. Ce sont des gars comme Tousart, Fulgini, Slidja, ou encore Dompé qui sont venus remplir les rangs de notre équipe, tout droit sortis du centre de formation du Mont Houy. C’est bien connu, le futur du football se trouve désormais dans les centres de formation, et le VAFC compte bien profiter de ses pépites. Les maillots: En 100 ans d’existence, on en a connu des maillots ! Rouge et blanc pour la plupart, stylés pour certains mais de nombreuses fois non portables de par leur forme ou leur couleur immonde. Cette année fut une bonne année vestimentairement parlant. Bien qu’on ne fasse plus les beaux jours de Nike et que la qualité de Uhlsport soit plus que médiocre, le style de l’équipement cette saison a été une réussite avec des maillots bicolores au scapulaire. Les GRB: La Génération Rouge et Blanc, plus connue sous le nom de GRB vient de fêter ses 10 ans. Une preuve que les supporters de Valenciennes sont en constante innovation et ont de beaux jours devant eux. Bon anniversaire les GRB, et bonne continuation !
L’infirmerie : Une infirmerie vide est un phénomène tellement rare qu’il est important à souligner. Pour une fois (ô miracle), les docteurs du VAFC ont eu peu de travail. Mis à part la blessure de Da Silva, il n’y a pas eu de longue absence et je n’ai pas le souvenir d’un titulaire blessé. Bonne pré-saison, kinés super efficaces ou simplement des membres ultra costaux ? Peu importe, tout ce qu’il faut retenir, c’est que pour une fois la malchance n’a pas poursuivi les joueurs jusque dans leur corps.
Le kop : Notre sixième place provisoire au classement des tribunes de Ligue 2, nous la devons en grande partie au kop Valenciennois. Alors tirons notre chapeau aux différents groupes de supporters qui animent chaque week-end le Hainaut et tous les stades de France grâce à leurs chants et leurs tifos.
Jean-Louis Borloo : Rappelons que si nous en sommes toujours là à lutter pour le maintien, c’est grâce à Jean-Louis Borloo. Parce qu’encore une fois, il a sauvé le club in extremis. Sans lui, le VAFC n’existerait plus depuis longtemps. Et je souhaite le remercier pour ça, pour avoir sauvé le club de sa ville et de son cœur.

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Bilan de la saison 2014-2015 du VAFC, partie 2 Bilan de la saison 2014-2015 du VAFC, partie 2 Bilan de la saison 2014-2015 du VAFC, partie 2

mercredi 20 mai 2015

Lettre à Pujol n°2

M.Pujol,

Au lycée, j’ai étudié la pièce Henry V de William Shakespeare en anglais, un chef d’œuvre. La scène qui m’a le plus plu et le plus marqué est sûrement celle de la tirade du roi d’Angleterre, juste avant la bataille d’Azincourt. Il s’agit d’un discours de guerre dans lequel le chef de l’armée exhorte ses troupes à combattre face aux Français bien plus nombreux qu’eux. C’est un peu David contre Goliath avec deux parties déséquilibrées, où les plus faibles savent qu’ils vont perdre mais se battent avec tout leur cœur pour palier à cette inégalité.

Cette histoire m’a fait penser au match de vendredi, Valenciennes contre le Gazélec d’Ajaccio, le 16ème contre le 2ème de Ligue 2, celui qui lutte pour le maintien contre celui qui monte de division. J’aime à m’imaginer le président, l’entraineur, le capitaine, ou n’importe quel joueur motiver l’équipe valenciennoise vendredi dans les vestiaires avec le même discours qu’Henry V. Bien sûr, en 2015 le discours serait quelque peu différent et ressemblerait plutôt à « Allez les gars, on va les défoncer, ici c’est VA ! ». Mais je suis du genre poétique alors je préfère croire au « We few, we happy few, we band of brothers » (« De nous, cette poignée, cette heureuse poignée d’hommes cette bande de frères ») qui unirait l’équipe comme un seul homme.

Désolée de vous dire ça M.Pujol, mais on va vous battre vendredi. Pour une fois, le cœur va l’emporter sur la force. Pour une fois, c’est le plus faible qui va s’imposer. Et je n’aurai aucun regret. Vous êtes l’un de mes joueurs favoris, l’un de ceux qui m’a rendue accro au football et pour moi vous êtes même plus qu’un simple joueur de foot. Je suis très heureuse de pouvoir vous revoir fouler la pelouse du Hainaut dans deux jours. Mais je n’aurai aucun remords à supporter l’équipe face à vous. Parce qu’avant d’être supportrice de Grégory Pujol, je suis supportrice du VAFC. La page a mis du temps à se tourner mais maintenant c’est fait et, même si autrefois vous avez été notre héros, vendredi aucun des supporters valenciennois n’hésitera à s’élever contre vous dans les tribunes.
Merci de m’avoir inspirée M.Pujol, vous avez été la meilleure idole que j’aurais pu avoir. Mais mon cœur est valenciennois et rien ne pourra changer ça. A vendredi !

« This story shall the good man teach his son;
And Crispin Crispian shall ne’er go by,
From this day to the ending of the world,
But we in it shall be remembered,
We few, we happy few, we band of brothers.
For he to-day that sheds his blood with me
Shall be my brother; be he ne’er so vile,
This day shall gentle his condition;
And gentlemen in England now a-bed
Shall think themselves accurs’d they were not here,
And hold their manhoods cheap whiles any speaks
That fought with us upon Saint Crispin’s day. »
Henry V, William Shakespeare

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Lettre à Pujol n°2 Lettre à Pujol n°2 Lettre à Pujol n°2

lundi 18 mai 2015

Bilan de la saison 2014-2015 du VAFC, partie 1

Cette saison 2014-2015 touche à sa fin. Voici quelques-uns des « – » que je retiendrai de cette saison footballistique côté VAFC.

Le classement : A l’heure où je poste cet article, le VAFC est 16ème avec 39 points et peut encore être relégué en national. C’est sympa le suspens, mais pour le coup on s’en passerait bien. Nous avons 1 chance sur 3 de descendre. Nous avons flirté avec la zone de relégation toute la saison et le dénouement arrive maintenant. La chance sera-t-elle de notre côté ?
Marco Da Silva : Blessé pendant la pré-saison en juillet dernier, Marco Da Silva n’a pas joué une seule minute cette saison. Avec lui sur le terrain, on peut se dire que notre place au classement aurait été sûrement meilleure puisqu’il est l’un des grands espoirs de l’équipe. Mais le destin en a voulu autrement et après s’être rompu les ligaments croisés, Marco a enchainé les rechutes. Souhaitons-lui un prompt rétablissement, que son talent revienne vite gonfler les rangs de l’équipe !
Rudy Mater : Nombreux sont les joueurs qui sont partis à l’intersaison, mais celui qui manque le plus dans tous les domaines, c’est bien Rudy Mater. Poussé vers la sortie par les nouveaux dirigeants du club, il a dû dire adieu à son club de cœur. Certes, la saison dernière Rudy a été en dessous du niveau que l’on pouvait espérer de lui. Mais plus que la qualité de jeu qu’il peut fournir à l’équipe, c’est sa personne qui manque. Mater, c’est l’enfant du pays. C’est un peu le Steven Gerrard du VAFC. Et dans le football aujourd’hui il est nécessaire d’avoir des joueurs qui connaissent l’histoire de leur club et l’importance qu’il a pour la région et ses supporters. On a perdu un bout de l’âme du club en perdant Rudy Mater.
Bernard Casoni : Casoni, c’est fini ! On ne peut lui en vouloir beaucoup, il a tout de même eu le courage de coacher une équipe qu’il ne connaissait pas et qui était au bord du précipice. Ça n’a pas fonctionné entre Bernard Casoni et VA. Il faut une alchimie entre un entraineur et un club pour que l’entente soit totale sur et en dehors du terrain. Cela n’était visiblement pas le cas ici.
Les supporters : Magnifique stade de 25 000 places, le stade du Hainaut n’a jamais semblé aussi vide. Les affluences, déjà peu élevées lorsque le club était en Ligue 1, ont littéralement chuté cette saison. Certains trouvent les prix trop élevés pour un club de L2. Certes. Mais les prix sont tout de même très largement abordables. Quel dommage de voir un tel stade vide d’âmes !
Les finances du club : Beaucoup de rumeurs et peu de certitudes, tout ce dont nous sommes sûrs, c’est que le VAFC n’a pas d’argent. Ça a toujours été le cas, vous allez me dire, mais depuis 1 an le club semble au bord de la faillite. C’est bien connu, un club de football est loin d’enrichir son propriétaire, au contraire ! L’argent se perd et personne n’investit, c’est la triste réalité du football français et le VAFC ne déroge pas à cette tendance. Il n’y a plus qu’à espérer un miracle financier.
Heureusement, il n’y a pas que des points négatifs à retenir de cette saison ! La deuxième partie de cet article concernant les « + » du VAFC sera mise en ligne très prochainement, histoire de nous redonner un peu d’espoir avant le dernier match !

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Bilan de la saison 2014-2015 du VAFC, partie 1 Bilan de la saison 2014-2015 du VAFC, partie 1 Bilan de la saison 2014-2015 du VAFC, partie 1

mercredi 13 mai 2015

Lettre à Pujol n°1

Monsieur Pujol,

Les temps sont durs au VAFC, mais l’espoir n’a jamais semblé aussi présent. 1 point nous sépare du premier relégable, et il reste 2 matchs à jouer en Ligue 2. Tout peut très bien se passer ou devenir un véritable désastre. C’est aux joueurs de décider du scénario qu’ils veulent voir se réaliser en fin de saison. Ce sont eux les acteurs principaux de cette comédie ou tragédie, au choix. En tant que supporters, on ne peut qu’être figurants de cette série hebdomadaire. Mais figurants au rôle primordial. Parce que lorsque les acteurs que sont les footballers ne sont pas au meilleur de leur forme ou qu’ils manquent de confiance, c’est à nous de redresser la barre et de compenser les défaillances. Nous sommes les acteurs de l’ombre, noyés dans la masse, peu utiles lorsque nous sommes seuls mais tellement puissants en groupe. Notre union fait notre force. Il est important pour nous, supporters, d’être soudés et tournés vers le même objectif. Je me dis parfois qu’être supporter est un métier à plein temps, une vocation. On ne peut comprendre l’attachement, l’engouement d’un supporter pour son club tant qu’on ne l’a pas été soi-même. C’est un amour intense, souvent à sens unique mais tellement bon lorsqu’il est réciproque. Je crois que j’ai vécu mes plus grandes émotions avec le football, en passant par la joie, la peine, la déception, la colère, l’euphorie, et la fierté. Lorsqu’on me demande qui je suis ; je suis française, je suis étudiante, je suis une future journaliste, mais je suis avant tout une supportrice du VAFC.

Vous nous manquez, Monsieur Pujol. C’est dur de s’attacher à des joueurs et de les voir partir par la suite. Bien sûr d’autres arrivent mais certain joueurs sont irremplaçables dans nos cœurs, vous y compris. Le foot est changeant et incertain dans de nombreux domaines, rien n’est jamais acquis et c’est sûrement pour cela qu’il est si passionnant. A croire que l’on se dope au suspens insoutenable.

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samedi 09 mai 2015

L’indispensable capitaine Abdelhamid

L’indispensable capitaine Abdelhamid

La fin de la saison approche à grands pas et il est temps de tirer le bilan de cette année footballistique, en particulier la façon dont vous, supporters, l’avez perçue. Aujourd’hui, je vous présente les résultats d’un sondage que j’ai réalisé au Stade du Hainaut le 08 Mai lors du match de championnat contre Laval. Vous avez désigné à 60% Yunis Abdelhamid comme meilleur joueur du VAFC de la saison. Récemment promu capitaine de l’équipe, Abdelhamid est bien l’un des seuls joueurs à ne jamais décevoir sur le terrain. Véritable pilier de la défense, il a souvent porté l’équipe à bout de bras en effectuant un pressing constant et en sauvant son gardien de nombreuses fois. Il n’est pas non plus étonnant de retrouver dans ce sondage Bertrand Laquait, gardien impérial, ainsi que la révélation du club Lucas Tousart ou encore le buteur Anthony Le Tallec. Des performances à confirmer et des joueurs que l’on espère retrouver en forme la saison prochaine!

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L’indispensable capitaine Abdelhamid L’indispensable capitaine Abdelhamid L’indispensable capitaine Abdelhamid

vendredi 08 mai 2015

Leçon de maturité des plus jeunes supporters du VAFC

Leçon de maturité des plus jeunes supporters du VAFC

Un petit vent, indissociable du centre d’entrainement du VAFC, règne au Mont Houy. Le soleil, partiellement caché par les nuages blancs, a fait sortir les écoliers dans leur deuxième semaine de vacances. L’occasion pour moi de rencontrer 3 des plus jeunes supporters du VAFC, au discours plein d’espoir et de joie, bien loin des plaintes des plus âgés sur la crise financière du club. A la question « Quel sera le résultat du match contre Laval, d’après toi ? », le premier, 6 ans et un tantinet timide, s’écrie sans réfléchir « 10-0 pour VA ! » sous les rires de son père. 10-0 ça fait rêver, mais on se contenterait bien de la victoire 2-0 pronostiquée par son frère de 3 ans.

« Se battre jusqu’au bout »

Mais celui qui étonne particulièrement par sa maturité, c’est un blondinet affublé d’un jean et d’un manteau d’hiver bleu ciel, une crête au gel sur la tête. Mathis, supporter du VAFC depuis 3 ans, dont le chant préféré est le célèbre ‘Tous ensemble’. Lui aussi voit un 2-0 de Valenciennes contre Laval et un grand match de son joueur préféré Jérôme Guihoata. S’il est supporter de VA, c’est d’abord parce qu’il s’agit du club le plus proche de chez lui, mais aussi et surtout « parce qu’il y a de bons joueurs ». Il a pour habitude de ne rater aucun match mais sera exceptionnellement absent demain soir. Un supporter de poids qui manquera aux Valenciennois au stade du Hainaut pour cette rencontre de championnat. « Il faut se battre jusqu’au bout parce que le maintien en Ligue 2 n’est pas encore assuré. » confit-il. A bon entendeur !

Si beaucoup d’éléments peuvent inquiéter à VA, une chose est certaine : la pérennité du club est assurée avec une nouvelle génération de supporters toute trouvée. Une maturité et une lucidité étonnantes qui devraient inspirer les plus fidèles d’entre nous, une leçon d’espoir, de persévérance et de confiance.

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mardi 07 avril 2015

VAFC-ACA, cet ascenseur émotionnel

VAFC-ACA, cet ascenseur émotionnel

Le 17 avril dernier, le VAFC accueillait le club d’Arles Avignon lors de la 32e journée du championnat de Ligue 2. Retour sur un match intense, entre tensions et soulagement, dans les tribunes du stade du Hainaut.

« Allez fonce ! » crie un enfant plein d’espoir, une houppette blonde sur la tête et une sucette rose à la main, après la première sortie de Laquait dans les pieds des attaquants adverses. Les chants redoublent dans le kop, les supporters ont souvent le don de sentir quand leur équipe a besoin d’être soutenue. Mais cet élan d’optimisme est de courte durée et laisse rapidement place aux soupirs d’agacement à chaque passe manquée, comme ce tir de Le Tallec bien trop mou qui arrive directement dans les bras du gardien sans l’inquiéter. L’arbitre aussi paie le stress intense ressenti par les fans et en prend pour son grade. Mais que serait un arbitre sans les sifflets et les insultes habituels ? Les plateaux de U9 remplacent rapidement les joueurs professionnels le temps de la mi-temps, applaudis par les supporters quelque peu anesthésiés après une première partie médiocre des Valenciennois. « Ils se baladent bien les tiots quand même ! » s’exclame, admiratif, un petit garçon en regardant les plateaux en cours sur le terrain auquel son père répond : « Les tiots ? Tu t’es pas vu, toi ! ». Quelques rangs plus bas, un homme au maillot de VA floqué ‘Wesley 26’ et au pantalon de jogging bleu avec des lignes roses, les cheveux légèrement roux et des lunettes sur le nez vérifie ses paris sportifs sur son smartphone. Il semble satisfait vu le sourire béat qui se forme sur son visage et il peut désormais se concentrer sur les joueurs qui rentrent sur le terrain sous une haie d’honneur formée par les jeunes footballeurs du secteur.

« Oui ! On mène ! Allez VA !»

Le match reprend dans une ambiance de feu malgré la légère brise qui commence à se faire sentir alors que le soleil est définitivement couché. Les odeurs de frites et de kebab se confondent avec les odeurs omniprésentes de cigarette, mais rien ne vient perturber les fans valenciennois qui chantent à tue-tête. Le but de Slidja est libérateur pour les supporters dans les tribunes qui exultent. Un quinquagénaire brandit son écharpe à l’effigie du VAFC avant de la nouer autour de son cou et de la rentrer à l’intérieur de sa veste en cuir marron en poussant un soupir de soulagement, le sourire aux lèvres. « Le but leur a fait perdre leur maillot dis donc ! » me souffle mon amie Mégane dans un éclat de rire en s’apercevant que de nombreux membres du kop s’étaient retrouvés torse nu après le 2ème but. Une jeune fille aux cheveux bruns ondulés vêtue d’une veste kaki se retourne en souriant vers un petit garçon qui exulte « Oui ! On mène ! Allez VA ! ». Le 3ème but sonne la fin de la partie, un but anecdotique mais pas moins jouissif, avec les écharpes brandies dans le kop, les joueurs qui célèbrent chaleureusement avec les supporters, et un Valencygne qui danse dans le rond central. Une joie communicative. Un ascenseur émotionnel de 90 minutes.

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